Vivre l'Afrique en Famille...

Histoires et Baratin...Instantanés du quotidien...8000 km à vol d'oiseau...clichés et photos.

vendredi 15 janvier 2010

Quelque part à Nyanga

J’avais toujours imaginé les paysages d’Afrique, desséchés et brulés par le soleil avec des couleurs orange, marron et jaune.
La première étape de notre expédition autour de Zim m’a beaucoup étonnée. Nous sommes arrivés dans le Parc Naturel de Nyanga à la frontière du Mozambique et nous y avons trouvé un vert d’hiver surprenant. Ce paysage aurait pu aussi bien se trouver quelque part dans les Alpes ou en Suisse…enfin, je vous l’accorde, sans les palmiers.

L’endroit y est très paisible, un peu comme l’ambiance d’une cure thermale avec un hôtel très mignon, une décoration à l’anglaise, un Pub qui va avec et des truites à tomber par terre. Sans oublier le Golf…certainement le sport national au Zimbabwe, enfin, pour le « gratin ».
Il est dit que le feu de cheminée à l’entrée ne s’est jamais éteint depuis 50 ans, date de l’ouverture…ça a beaucoup intrigué les enfants.

Cette région est surnommée « Little England » parce qu’il y pleut souvent et qu’il y fait frais,
c’est donc une destination vacances fortement appréciée par nos amis natifs de l’île britannique (sans cynisme !).
Mais nous, nous avons eu de la chance, le deuxième jour était très ensoleillé. Maxine et Oliver ont fait une balade à cheval dans les montagnes et sont revenus avec de beaux coups de soleil…les premiers. C’est donc à partir de ce moment que j’ai commencé à chercher de la crème solaire et de l’après-soleil…en vain!













lundi 11 janvier 2010

L’histoire d’un village

Aujourd’hui, je vais vous raconter la vie étrange qu’ont ces villageois sur les hauteurs de Kariba.
Avant de se retrouver en plein cœur de ce village, avant de parler avec ses habitants, on imaginerait même pas ce qu’il s’y passe, tellement le lieu est tranquille.
On y apprend que les animaux sauvages sont les maîtres des lieux et rythment la vie des humains. La nature, ici, n’a jamais cessé d’avoir le dessus et c’est la nuit qu’elle devient la plus dangereuse.
La journée, on y rencontre des zèbres, tout simplement comme ça. Ils se promènent par ci par là, sans avoir l’air de se préoccuper des voitures qui passent, des gens qui marchent, des enfants qui jouent.
Les babouins sont très nombreux et ils sont partout, sur les chemins, sur les toits, dans les jardins. Ils sont le plus gros problème de ces villageois car ils volent, saccagent et essaient sans cesse de rentrer dans les maisons. Impossible d’y remédier, ils sont chez eux partout.
Dès que la nuit tombe, il n’y a plus personne dehors, tout le monde s’enferme chez soi et pour cause. Avant minuit, les léopards descendent du Bush pour aller boire au lac, ils traversent donc ce village qui est sur leur passage. Vers deux heures du matin et jusqu’à l’aube, c’est au tour des lions de prendre le même chemin…
Pour nous, leur vie est incroyable. Pour ces villageois, c’est tout à fait normal, ils ont toujours vécu comme ça…et ils continueront.












samedi 9 janvier 2010

Un regard sur Harare

Du haut de mon douzième étage, je regarde cette Capitale. Est-ce que cette ville est vraiment au ralenti ou est-ce le reste du monde qui a avancé trop vite ? J’ai déjà ressenti ça une fois à Manama, mais nulle part ailleurs.
Je vois des choses drôles, étonnantes, et d’autres beaucoup moins.
Les voitures passent. La plupart roulent encore, mais je me demande bien comment. Chez nous, même les casses n’en voudraient pas. Je retrouve avec amusement toutes les anciennes voitures françaises qui n’existent plus...ou qui sont même devenues collection. C’est dire, elle pourraient maintenant faire le chemin inverse, rentrer chez elles et être célèbres.
Tiens, y en a une qui vient de passer. Elle fait un bruit atroce…normal, son conducteur persiste à rouler avec une roue crevée !!!
Une autre se fait remarquer, le pot d’échappement n’est pas percé…il n’existe même plus, et son propriétaire n’y fera rien.
Les gens ne se retournent même plus. Le bruit n’étonne personne. C’est tellement commun, normal.
Il a plu énormément cette nuit, les flaques d’eau boueuses sont partout, des passants font de grands tours pour les éviter. Des enfants jouent à sauter dedans, pieds-nus. Savent-ils que le choléra s’attrape comme ça ?
Au loin, des policiers font du Stop. Je m’amuse d’imaginer nos bleus en faire autant.
Il fait très chaud et les parapluies de couleurs vives sont dans toutes les mains pour se protéger du soleil. Plus tard dans la journée, il se mettra à pleuvoir, les parapluies serviront encore. Et ceux qui n’en ont pas se mettront leur bonnet de douche sur la tête ou à défaut, un sac plastique.
Je m’étonne des tas de trucs incroyables que les femmes sont capables de porter sur leur tête.
Une vient de passer avec un seau, une autre avec une valise, les bras chargés de sacs et un bébé attaché à son dos par une serviette.
Les voiture ne passent plus, une fanfare défile sur la route, des musiciens, des gens qui chantent. C’est sympa et joyeux.
Je quitte la fenêtre, j’allume la télé. Le film se passe à New York. Je change de décor…

mercredi 6 janvier 2010

L’électricité et l’essence

Le pays entier vit au rythme des coupures d’électricité. Cela dépend des régions mais elles arrivent plusieurs fois dans la journée et durent souvent plusieurs heures, voire une journée entière. Pour y remédier, il faut avoir un générateur qui coûte au minimum 1000 dollars…autant vous dire que beaucoup de gens ici vivent leurs soirées à la bougie. La plupart des endroits publics, Hôtels, Centre Commerciaux sont équipés mais il arrive encore très souvent de faire ses courses ou de manger dans la pénombre. C’est différent !!!
Les générateurs couvrent au minimum les éclairages et prises, après cela dépend des modèles pour la télévision et la climatisation.
Le problème ne s’arrête pas là. Pour faire marcher le générateur, il faut de l’essence. Maintenant nous en trouvons assez facilement mais ce n’était pas le cas il y a encore quelques mois.
Il y a encore quelques stations qui sont fermées ou qui sont vidées rapidement et là il faut attendre la prochaine livraison…qui arrivera…quand elle arrivera !!!. C’est pour cette raison qu’à chaque fois que nous partons en expédition, nous remplissons la voiture jusqu’à la dernière goutte (la voiture est secouée, nous également, de façon impressionnante par les garagistes !!!) et que nous avons toujours des bidons dans le coffre. Tomber en panne d’essence en plein Bush ou à deux heures de la prochaine ville n’est vraiment pas conseillé …
A la raison de ces coupures d’électricité, j’ai entendu deux versions. A savoir qu’ici pour quoi que ce soit il y en a toujours deux, l’officielle et la non-officielle…
La première version est que les centrales du pays sont anciennes et qu’elles ont besoin de couper pour se préserver. Il y a donc dans le journal les horaires des coupures…mais cela ne correspond pas du tout !!!
La deuxième version c’est que le pays ne peut pas fournir assez d’électricité. Il est donc approvisionné par les pays frontaliers. Et quand il ne paye pas ses factures…l’approvisionnement s’arrête.
Depuis que nous sommes arrivés, nous vivons dans les hôtels, nous suivons donc le mouvement…mais vous verrons certainement d’un autre œil ce manque d’électricité, dès que nous serons installés.


mercredi 30 décembre 2009

Traversée du Zimbabwe n° 3

Notre troisième et dernière traversée du Zimbabwe fut de loin la plus agréable. Nous avons visité la partie la plus touristique du pays et comme c’était la période des vacances de Noel, il y avait beaucoup de monde. Le trajet a été long car il n’y a pas de route directe qui éxiste entre Harare et Victoria. Il faut donc faire un grand détour par Bulawayo. Un regard sur la carte du Zimbabwe et vous comprendrez ce que je veux dire. Nous avons donc voyagé en trois jours à l’aller avec une nuit à Bulawayo et une nuit à Hwange. Le retour s’est fait en deux jours avec juste une nuit à Bulawayo. Nous avons quand même fait 2000 km au total.
Nous étions devant les Chutes Victoria le jour de Noel et les enfants ont rencontré le Père Noel autour de la piscine. C’était un Noel original, tropical et surtout très différent de ce qu’on a l’habitude en France mais c’était Noel quand même.
Nous avons aussi découvert les joies des moustiquaires et de la crème répulsive, dont il faut se tartiner en permanence, car c’est un endroit où il y a beaucoup de moustiques et on peut y attraper le paludisme.
Nous avons donc traversé ces dernières semaines le Zimbabwe de long en large et fait plus de 6000 kms sur les routes. Nous connaissons maintenant le pays certainement mieux que la plupart des natifs.
Demain nous retournons à Kariba 4 jours pour passer le jour de l’an, cet endroit nous a plu et nous souhaitons en profiter un peu plus.
Ensuite les enfants et moi allons nous poser, Simon, quant à lui, continuera à parcourir les routes du pays d'hotels en hotels. Ma prochaine mission est de trouver notre maison pour enfin nous installer. Et puis les enfants commencent l’école le 11 Janvier…



lundi 28 décembre 2009

L’état des routes

Après tous les kilomètres que nous avons maintenant au compteur, je me devais de vous partager l’état des routes du Zimbabwe. Que dire d’autre : un état désastreux !!!
J’espère sincèrement que mes photos illustreront suffisamment mon blablabla.
Ici, les derniers travaux routiers datent de 1980, depuis, il n’y a rien eu de fait mis à part des « rebouchages » aléatoires par ci par là.
Quand les routes ne sont pas bosselées, elles sont toutes trouées…et des trous impressionnants où on peut facilement y laisser une roue ou y stopper la voiture d’un coup sec. Inutile donc de dire, il vaut mieux avoir un 4´4 !!! Et encore… c’est mieux, mais cela ne sauvera pas forcément…ici, tout est imprévisible.
Quand il pleut (nous sommes en saison des pluies), c’est pire…les trous se remplissent d’eau et alors on ne peut jamais deviner à quel point cela peut être profond ou ce qu’il y a en dessous.
Quand aux abords des routes, et bien… ils sont inexistants. Un peu trop à gauche (parce qu’ici on roule de ce côté) et c’est le vol plané en plein ‘bush’ …
La plupart des routes sont goudronnées mais il arrive encore de trouver des tronçons en terre battue…c’est très typique !!! mais cela ralentie aussi pas mal !!!
A l’intérieur de la voiture, on est secoué, balancé…et inutile de s’appuyer sur la portière pour faire un petit dodo, sinon c’est des bleus assurés.
On finit donc chaque étape de notre voyage…avec quelques ecchymoses et…très mal aux fesses !!!
Les routes du Zimbabwe sont très précaires et dangereuses mais elles sont aussi tellement passionnantes. Je n’ai pas fini de vous en parler !!!








samedi 19 décembre 2009

Traversée du Zimbabwe N° 2

Nous sommes repartis pour notre traversée du Zimbabwe. Nous avons fait 800 kms en 48 heures, dont 200 km en plein « Bush ». Il faisait chaud et la route était désastreuse, toute bosselée et pleine de trous.
Mais le voyage a été vite oublié quand nous sommes arrivés sur les bords du lac Kariba. Nous y avons découvert un hôtel paradisiaque, d’architecture mexicaine, qui est doté de tout ce qu’il faut pour passer un séjour plus qu’agréable.
Le lac est frontière avec la Zambie et a tous les aspects de l’océan. On s’y croirait. L’eau est très claire et toute l’année c’est ciel bleu et chaleur équatoriale au Rendez-vous. On s’y baignerait volontiers…sauf que cela grouille de crocodiles !!! et d’hippopotames !!!
Alors, à défaut, nous avons préféré nous baigner à la piscine…
Pendant ce court séjour, aucun de nous n’a été piqué par les moustiques, nous avons vu quelques araignées douteuses et nous sommes revenus avec de beaux coups de soleil.
Nous avons vu quelques singes sur la route et failli écraser un crocodile qui la traversait. Quand à Oliver, il vous racontera très prochainement son incroyable visite à la ferme aux crocodiles..